Le fruit de la prière par l’intercession de la bse Alphonse Marie Eppinger, ceux qui nous ont précédés en ont fait l’expérience, et nous en faisons l’expérience aujourd’hui encore.
Dans les archives de la maison mère d’Oberbronn (France) nous trouvons des témoignages de nombreuses conversions et de grâces obtenues, et nous en recevons encore maintenant.
En voici quelques-uns :
« Laissons crucifier en nous le vieil homme, afin que l’homme nouveau puisse se lever en nous. Et priez sans cesse pour le salut des âmes immortelles. » Telle fut la recommandation que la bienheureuse Alphonse Marie donna à ses sœurs, pour qu’elles ne comptent jamais ni la peine ni la persévérance. Le témoignage suivant d’une sœur religieuse en est une preuve éclatante.
« Ma cousine Ľudmila vécut en croyante jusqu’à sa vingtième année. Elle venait d’une famille catholique et reçut les fondements de la foi — comme on dit — en dot. Il semblait qu’elle les emporterait aussi dans la vie. Dans les années 1970 régnait cependant le régime de la « normalisation », puis le régime totalitaire, et il n’était pas facile de résister comme croyante à la pression et à la persécution. Il en fut ainsi pour Ľudmila. Après avoir quitté la maison, dans son nouvel emploi, elle s’engagea aussitôt en politique et accepta des offres séduisantes qui lui garantissaient une vie heureuse. Il y avait cependant une condition : renoncer à sa foi en Dieu. Elle entra donc au Parti communiste. Elle oublia de développer sa vie religieuse et n’y conduisit ni son mari ni ses enfants. Elle bâtissait en effet sa carrière politique. »
« Pour moi — écrit la sœur religieuse — malgré cette époque difficile, il était important de développer en moi le don de la foi, et je cherchais le moyen d’entrer dans la voie spirituelle. Un moyen se présenta et je devins sœur religieuse, même si c’était clandestinement. Bien entendu, jour après jour j’accompagnais toute la famille de ma prière, et lorsque j’appris la situation de Ľudmila, je la plaçais elle aussi, avec toute sa famille, chaque jour sous la protection de Dieu. J’éprouvai une grande douleur lorsque, lors d’une réunion de famille, Ľudmila me dit qu’elle s’était mariée et avait eu des enfants, mais qu’elle n’avait rien réglé sur le plan sacramentel — ni le mariage, ni le baptême des enfants, ni la confirmation. Cela me blessa beaucoup et j’intensifiai mes prières pour elle, pour sa famille, pour leur retour à Dieu et pour la grâce du repentir, car le repentir est un don de Dieu, non de l’homme. Dieu seul transforme le cœur de l’homme et lui donne sa grâce.
Chez Ľudmila près de 50 ans passèrent sans Dieu. De graves maladies apparurent également ; une opération cardiaque compliquée dans une clinique spécialisée suivit. Le traitement traînant en longueur, elle dut quitter la clinique et accepta finalement d’être hospitalisée aussi dans un hôpital catholique. Dans sa chambre se trouvaient trois autres patientes qui recevaient chaque jour l’Eucharistie. La sœur qui apportait l’Eucharistie aux malades, ne se doutant de rien, s’approcha de Ľudmila simplement pour lui demander comment elle allait et si elle souhaitait un prêtre. La réponse fut négative, et la sœur traça alors sur son front le signe de la croix. Mais cela n’en resta pas là. Avec ses consœurs de la communauté, elle se mit à réciter avec persévérance la neuvaine à la bienheureuse Alphonse Marie pour le salut des âmes immortelles, y ajoutant ainsi une prière pour Ľudmila. Son état était grave.
Quelques jours plus tard, le mari de Ľudmila se trouvait à son chevet, mais il ne manifesta aucun intérêt pour l’administration des sacrements des malades à son épouse gravement atteinte. Trois jours après, le dimanche matin, l’état de santé de Ľudmila se détériora nettement. L’une des sœurs de garde dans le service remarqua seulement qu’on s’attendait au décès. L’aide-soignante Mária s’écria à haute voix : « Alors appelons-lui donc un prêtre ! » Comme c’était dimanche, ce n’était pas si simple. De plus, l’aumônier de l’hôpital était justement parti ce dimanche-là en Autriche, et un autre prêtre était entièrement occupé ce dimanche matin dans d’autres hôpitaux.
Le Seigneur avait cependant préparé son plan pour le salut de l’âme immortelle de Ľudmila, car il voulait, par la puissante intercession de la bienheureuse Alphonse Marie, sauver cette âme après un long jeûne spirituel. Les événements se précipitèrent. Lors de la recherche d’un prêtre, l’un d’eux répondit calmement au téléphone : « Je règle mes affaires et j’arrive. » Et il vint réellement. Il s’occupa de Ľudmila, et elle accepta de recevoir le sacrement de réconciliation, l’onction des malades et l’Eucharistie (viatique). Il lui administra les derniers sacrements et la prépara au voyage vers l’éternité.
Le lendemain, sa cousine accourut tout endolorie au chevet de la malade — sans se douter de ce qui s’était passé la veille auprès de Ľudmila. Voyant son état se dégrader rapidement, elle ne fit que pleurer, disant que la mort était « sur sa langue » et se demandant ce qu’il adviendrait d’elle. À cet instant entra dans la chambre une sœur religieuse apportant la sainte communion. Quand elle annonça à la cousine que Ľudmila avait déjà reçu les derniers sacrements, celle-ci ne put parler de joie. Ce n’est qu’après un très long moment qu’elle dit : « Dieu est patient et miséricordieux ! Je te remercie, Mère Alphonse Marie, pour ton intercession et pour nous avoir exaucés. » Peu après, la malade Ľudmila, le visage paisible, rendit son âme immortelle à son Créateur, afin qu’il la ressuscite au dernier jour pour une vie nouvelle avec lui. »
Mai 2020 – La pandémie et nous
À l’entrée dans l’Année sainte 2000, où nous entrions en même temps dans le troisième millénaire, nous vivions déjà une époque de progrès technique et de technologies de l’information. Les puissants de ce monde étaient toujours plus certains de tout maîtriser. Ceux qui raisonnaient rationnellement se rendaient compte que la mondialisation, dans presque tous les domaines, comporte pourtant des menaces, écologiques, climatiques, etc. Et cela arriva. D’un soir à l’autre, pour ainsi dire, nous nous sommes retrouvés en danger face à un ennemi invisible — le coronavirus Covid-19 — dans lequel nous cherchons comment survivre, comment aider, comment être proches des personnes touchées, mais surtout comment leur insuffler de l’espérance. Les mesures s’assouplissent, la vie semble reprendre son cours normal, mais les restrictions, surtout sanitaires, demeurent. En regardant quelques mois en arrière, nous constatons qu’outre la peur et l’incertitude, ce fut aussi un temps de bénédiction et une grande école pour nous. Nous avons appris à vivre simplement. À vivre avec des restrictions et des mesures. Les gens, sans distinction, se sont montrés plus attentionnés les uns envers les autres et surtout plus solidaires. Souvent ils aidaient sans un mot, ne protestaient pas, se soumettaient. Les nouvelles venues de pays qui nous étaient familiers apportaient les chiffres de sombres statistiques d’infectés et de morts. Nous compatissions avec les malades et avec les familles endeuillées. Avec la plus grande confiance, soir après soir, nous nous unissions en esprit ou par TV Lux aux frères paulins au sanctuaire national de Šaštín et demandions à Notre-Dame des Douleurs d’intercéder, afin que Dieu ait pitié du monde entier malade et le sauve.
Le jour, nous travaillions à l’hôpital et écoutions aussi la voix des gens autour de nous. Nous les placions, eux et leurs demandes, dans la prière intense de la Neuvaine pour le salut des âmes immortelles à la bienheureuse Alphonse Marie Eppinger — notre fondatrice récemment béatifiée.
Début mai, à la demande de ma compagne de pèlerinage Katka, que j’avais accompagnée à Lourdes, nous avons placé dans la prière de la neuvaine une intention bien concrète. La demande était plus qu’urgente. Toute la famille avait été touchée par le coronavirus Covid-19 : Katka, son mari, sa fille et surtout ses parents. Suivit l’hospitalisation en zone rouge, au service des maladies infectieuses, sous de strictes mesures sanitaires. Leur état s’aggravait de jour en jour. Les craintes pour leur vie grandissaient. Ils ne pouvaient plus communiquer par téléphone. Seul le personnel du service annonçait que c’était grave. Plus personne de la famille ne pouvait leur rendre visite, les consoler, leur dire adieu.
Nous avons commencé aussitôt la neuvaine pour le salut des âmes immortelles. C’était le 1er mai, et nous avons poursuivi jour après jour dans l’espérance de la guérison. Le dimanche — dernier jour de la neuvaine —, le 9 mai, Katka se manifesta et remercia chaleureusement, d’une voix joyeuse, pour la prière, car elle était convaincue que la force de l’intercession de la bienheureuse Alphonse Marie avait agi. Nous pensions que ses parents étaient tirés d’affaire et que c’était pour cela qu’elle remerciait. Katka annonça pourtant que, précisément le 9 mai, le Seigneur avait rappelé son père dans sa maison. Elle ajouta que, lorsque son état s’aggravait et que le médecin vit qu’aucun proche ne viendrait plus le voir, l’idée lui vint de lui appeler un prêtre pour qu’il lui donne l’onction des malades et le viatique pour le voyage vers l’éternité. Nous savons que c’était risqué à tous égards. Mais dans le respect de strictes mesures sanitaires et de sécurité, le prêtre vint sans hésiter, administra les derniers sacrements au père et le prépara à son dernier voyage. Après de longues années. Une grâce extraordinaire.
Katka poursuivit : Ce qui est arrivé ne peut s’exprimer, il n’y a pas de mots pour cela ! Dieu est puissant, Dieu est grand, Dieu est tout-puissant ! Et l’on ne peut que le remercier dans son cœur pour une grâce imméritée. Ni le médecin ni le prêtre n’y étaient obligés — des dispenses s’appliquaient à presque tout — mais ils ont agi, et par amour.
Si nous demandons ce que la pandémie nous a appris, la réponse est simple. Elle nous a appris aussi l’héroïsme — celui des soignants, des prêtres et des hommes de bonne volonté. Malgré les limites humaines.
Dieu a disposé les choses de manière à nous convaincre qu’il vaut la peine de vivre selon l’Évangile : « Demandez et vous recevrez, frappez et l’on vous ouvrira » — la porte de l’éternité aussi.
#
Mai 2020 – La pandémie et nous
À l’entrée dans l’Année sainte 2000, où nous entrions en même temps dans le troisième millénaire, nous vivions déjà une époque de progrès technique et de technologies de l’information. Les puissants de ce monde étaient toujours plus certains de tout maîtriser. Ceux qui raisonnaient rationnellement se rendaient compte que la mondialisation, dans presque tous les domaines, comporte pourtant des menaces, écologiques, climatiques, etc. Et cela arriva. D’un soir à l’autre, pour ainsi dire, nous nous sommes retrouvés en danger face à un ennemi invisible — le coronavirus Covid-19 — dans lequel nous cherchons comment survivre, comment aider, comment être proches des personnes touchées, mais surtout comment leur insuffler de l’espérance. Les mesures s’assouplissent, la vie semble reprendre son cours normal, mais les restrictions, surtout sanitaires, demeurent. En regardant quelques mois en arrière, nous constatons qu’outre la peur et l’incertitude, ce fut aussi un temps de bénédiction et une grande école pour nous. Nous avons appris à vivre simplement. À vivre avec des restrictions et des mesures. Les gens, sans distinction, se sont montrés plus attentionnés les uns envers les autres et surtout plus solidaires. Souvent ils aidaient sans un mot, ne protestaient pas, se soumettaient. Les nouvelles venues de pays qui nous étaient familiers apportaient les chiffres de sombres statistiques d’infectés et de morts. Nous compatissions avec les malades et avec les familles endeuillées. Avec la plus grande confiance, soir après soir, nous nous unissions en esprit ou par TV Lux aux frères paulins au sanctuaire national de Šaštín et demandions à Notre-Dame des Douleurs d’intercéder, afin que Dieu ait pitié du monde entier malade et le sauve.
Le jour, nous travaillions à l’hôpital et écoutions aussi la voix des gens autour de nous. Nous les placions, eux et leurs demandes, dans la prière intense de la Neuvaine pour le salut des âmes immortelles à la bienheureuse Alphonse Marie Eppinger — notre fondatrice récemment béatifiée.
Début mai, à la demande de ma compagne de pèlerinage Katka, que j’avais accompagnée à Lourdes, nous avons placé dans la prière de la neuvaine une intention bien concrète. La demande était plus qu’urgente. Toute la famille avait été touchée par le coronavirus Covid-19 : Katka, son mari, sa fille et surtout ses parents. Suivit l’hospitalisation en zone rouge, au service des maladies infectieuses, sous de strictes mesures sanitaires. Leur état s’aggravait de jour en jour. Les craintes pour leur vie grandissaient. Ils ne pouvaient plus communiquer par téléphone. Seul le personnel du service annonçait que c’était grave. Plus personne de la famille ne pouvait leur rendre visite, les consoler, leur dire adieu.
Nous avons commencé aussitôt la neuvaine pour le salut des âmes immortelles. C’était le 1er mai, et nous avons poursuivi jour après jour dans l’espérance de la guérison. Le dimanche — dernier jour de la neuvaine —, le 9 mai, Katka se manifesta et remercia chaleureusement, d’une voix joyeuse, pour la prière, car elle était convaincue que la force de l’intercession de la bienheureuse Alphonse Marie avait agi. Nous pensions que ses parents étaient tirés d’affaire et que c’était pour cela qu’elle remerciait. Katka annonça pourtant que, précisément le 9 mai, le Seigneur avait rappelé son père dans sa maison. Elle ajouta que, lorsque son état s’aggravait et que le médecin vit qu’aucun proche ne viendrait plus le voir, l’idée lui vint de lui appeler un prêtre pour qu’il lui donne l’onction des malades et le viatique pour le voyage vers l’éternité. Nous savons que c’était risqué à tous égards. Mais dans le respect de strictes mesures sanitaires et de sécurité, le prêtre vint sans hésiter, administra les derniers sacrements au père et le prépara à son dernier voyage. Après de longues années. Une grâce extraordinaire.
Katka poursuivit : Ce qui est arrivé ne peut s’exprimer, il n’y a pas de mots pour cela ! Dieu est puissant, Dieu est grand, Dieu est tout-puissant ! Et l’on ne peut que le remercier dans son cœur pour une grâce imméritée. Ni le médecin ni le prêtre n’y étaient obligés — des dispenses s’appliquaient à presque tout — mais ils ont agi, et par amour.
Si nous demandons ce que la pandémie nous a appris, la réponse est simple. Elle nous a appris aussi l’héroïsme — celui des soignants, des prêtres et des hommes de bonne volonté. Malgré les limites humaines.
Dieu a disposé les choses de manière à nous convaincre qu’il vaut la peine de vivre selon l’Évangile : « Demandez et vous recevrez, frappez et l’on vous ouvrira » — la porte de l’éternité aussi.
En avril 2018, il fallut préparer les reliques de la vénérable Mère Alphonse Marie Eppinger en vue de sa béatification (la béatification eut lieu le 9 septembre 2018). Ce fut un événement exceptionnel et unique pour tous ceux qui préparaient la célébration de la béatification. La candidate à la béatification elle-même — Mère Alphonse Marie — se préparait aussi, comme si elle attendait l’occasion d’intercéder auprès du Père céleste pour ceux qui la prieraient en ces moments exceptionnels. À la préparation des reliques travaillait aussi le diacre permanent Luciano, qui avait beaucoup d’expérience dans la préparation des reliques et savait quelle occasion extraordinaire c’était — toucher les ossements d’une candidate à la béatification.
Luciano écrit dans son témoignage :
« Avant mon départ pour la France, pour la maison mère d’Oberbronn, j’allai dire au revoir à mon ami Angelo, médecin et chef de service dans une clinique, et je lui dis que j’allais préparer les reliques pour la béatification d’une nouvelle candidate. Le docteur Angelo est marié, un homme avancé en âge et surtout dans sa carrière, qui, à côté de sa pratique professionnelle auprès des malades, nourrissait en lui un désir toujours plus grand de devenir diacre permanent et de servir ainsi davantage l’Église, y compris par l’administration des sacrements, en particulier aux malades et aux souffrants. Il songeait donc à étudier la théologie. Comme il s’agit d’un pas très sérieux, Angelo avait besoin pour cela du consentement de sa femme Anastasia, également médecin. À un moment opportun, Angelo lui confia avec joie son désir. Il connut cependant une réaction à laquelle il ne s’attendait pas. Anastasia rejeta catégoriquement les études de théologie et le désir de devenir diacre permanent. Pour elle, qui se réjouissait de l’avancement professionnel et de la carrière de son mari, c’était hors de question, car peu de temps auparavant Angelo était devenu chef de service dans une clinique prestigieuse de Milan, et elle craignait donc pour sa carrière. Les études de théologie, l’ordination diaconale et le service de diacre dans l’Église, elle les voyait comme une « menace pour sa carrière ». Angelo aimait sincèrement sa femme, mais en croyant il ne s’attendait pas à une telle réaction. Ce refus le blessa profondément. Il ne lui resta plus qu’à demander de nouveau dans la prière l’aide et la lumière de Dieu par l’intercession des saints.
Au bout de quelque temps, Angelo essaya de nouveau de convaincre Anastasia et lui demanda de donner son consentement à sa décision. La réponse d’Anastasia fut de plus en plus négative. Il fallait du temps. Angelo ne renonçait pas et saisissait chaque moment favorable pour lui en parler, mais en vain. Puis vint le jour où je dis à Angelo que je partais préparer des reliques en France, car on s’apprêtait à béatifier à Strasbourg Mère Alphonse Marie Eppinger, qui vénérait beaucoup les prêtres, les accompagnait spirituellement et priait pour eux. Quand Angelo entendit quelle grâce j’allais recevoir, à savoir toucher les ossements de la future bienheureuse en préparant ses reliques, il me confia avec une grande confiance et une grande assurance son désir de devenir diacre. Il présenta surtout sa demande à la nouvelle candidate Alphonse Marie, afin qu’elle intercède devant le trône de Dieu pour sa femme Anastasia, pour qu’elle donne son consentement. À ce moment-là, Angelo croyait à l’intercession des saints et ne renonçait pas, malgré les obstacles et le refus de sa femme. De plus, il ne lui en voulait pas et ne lui faisait pas de reproches ; il priait simplement pour elle, et il pouvait maintenant confier cette demande pour elle à la candidate à la béatification, Mère Alphonse Marie. Comme père de famille et en même temps diacre permanent, j’étais le mieux à même de comprendre Angelo, ce qu’il vivait et combien il lui importait que quelqu’un l’aide sur ce chemin que j’avais moi-même déjà parcouru.
Pendant les quelques jours de travail sur les reliques de Mère Alphonse Marie à Oberbronn, je travaillais avec une grande concentration. Surtout à l’approche du soir, je restais seul dans la salle où se trouvaient les reliques et j’y priais tard dans la nuit, demandant son intercession pour Anastasia, afin qu’elle consente à l’ordination diaconale d’Angelo. Le lendemain, je demandai aussi la prière à cette intention à la communauté des sœurs de la maison mère d’Oberbronn. Pendant plusieurs jours, nous intensifiâmes nos demandes à l’intercession de Mère Alphonse Marie, afin que le désir d’Angelo devienne réalité et qu’il parvienne, par le service de l’Église, au but tant désiré — la réception du diaconat permanent.
À la fin de la semaine, nous achevâmes les travaux sur les reliques par une messe solennelle avec l’archevêque diocésain, et à cette messe aussi nous présentâmes la demande pour Anastasia, afin qu’elle donne à Angelo son consentement à devenir diacre, dans l’espérance que la prière est une force dynamique qui transforme l’esprit et le cœur de l’homme.
J’appris plus tard une chose intéressante : au moment de la préparation des reliques, Angelo remarqua que ce n’était plus seulement lui qui se tourmentait, mais qu’Anastasia se tourmentait davantage encore. Le silence s’installa dans leur famille et Angelo comme Anastasia se turent. Ce fut Anastasia qui rompit le silence lorsque, un matin, elle se réveilla, vint trouver Angelo et lui annonça brièvement : « Tu as mon consentement, tu peux commencer les études de théologie et devenir diacre. Je veux que tu sois heureux ! » Pour Angelo, ce furent des paroles qui, à ce moment-là, pesaient plus que tout l’or du monde. Il en remercia sincèrement sa femme… et aussi la bienheureuse Alphonse Marie, car il n’avait pas douté de la force de son intercession.
Le temps passe et Angelo approche du but tant désiré. Il achève ses études de théologie, qui se déroulent dans la sérénité et la joie en vue de l’ordination diaconale que toute la famille d’Angelo attend avec gratitude pour l’année prochaine 2021. »
Luciano poursuit dans son témoignage :
« Que la bienheureuse Mère Alphonse Marie — la grande intercesseur d’Angelo — continue d’intercéder pour lui et surtout pour sa famille. Que son intercession apporte à l’Église de nombreuses vocations saintes, sacerdotales, diaconales et religieuses, pour le bien du peuple de Dieu, pour l’annonce de l’Évangile du salut et pour le salut de chaque âme immortelle, qui tenaient tant à cœur à la bienheureuse Alphonse Marie. Que ce témoignage aussi soit à la gloire de Dieu et à l’honneur de ses saints et de ses bienheureux, et un encouragement pour tous ceux qui doivent surmonter des obstacles ! Dieu est grand, ayons confiance en lui ! »
« Ayez courage ! Dieu est avec vous… » Par ces paroles, la bienheureuse Alphonse Marie encourageait ses sœurs et tous ceux qui souffraient et sentaient qu’avec leur souffrance et leur douleur ils devaient se mettre en route pour un long chemin et vivre dans l’espérance malgré le désespoir de leur temps — et elle le fait encore aujourd’hui. C’est ainsi que le ressentit aussi Martin, qui intitula son récit CE N’EST PAS ENCORE LA FIN lorsqu’il envoya à la Postulation de la bienheureuse Alphonse Marie son témoignage sur son intercession dans sa situation difficile. Nous croyons qu’il encouragera tous ceux qui liront ces lignes…
Martin écrit : « Mon histoire a commencé début juillet 2017. L’été commençait et, moins d’un mois auparavant, nous avions fêté avec joie, avec toute la famille, le cinquième anniversaire de notre fille Anna. Je commençai à ressentir de la fatigue et, dans les derniers jours de juin, je l’attribuais au fait que je m’étais mis à faire plus de sport. J’expliquais les fortes sueurs nocturnes par la chaleur des nuits.
Comme je vis à Ostrava, nous décidâmes de passer le week-end chez mes parents en Slovaquie. Le soir, après notre arrivée, j’étais si fatigué que je ne pus ni m’asseoir ni parler avec mes parents, et je dus aller me coucher. Les jours suivants, la fièvre s’ajouta. Mes parents, qui ont servi les gens toute leur vie comme médecins, réagirent aux inquiétudes de ma femme au sujet de ma santé. Le lendemain matin, ils me firent une prise de sang et l’envoyèrent à l’hôpital de Martin. Peu après midi, le téléphone sonna depuis l’hôpital de Martin avec la nouvelle que cela ne se présentait pas bien et qu’il s’agissait probablement d’une forme aiguë de la maladie. Tout était paraît-il déjà convenu, et l’on m’attendait le soir à la consultation d’admission de la clinique d’hémato-oncologie d’Ostrava. Nous fîmes donc rapidement nos bagages et repartîmes à Ostrava. Le soir, à la clinique d’Ostrava, en accord avec le médecin, j’obtins la possibilité de passer encore une nuit chez moi avec ma famille. Je ne me doutais pas alors que ce serait la dernière pour très longtemps.
Après les vingt premiers jours environ de chimiothérapie, je reçus la bonne nouvelle que la maladie aiguë était maîtrisée et que je gagnais du temps. Mais il me fallait trouver quelqu’un qui me ferait un don dont je n’avais même pas rêvé. On cherchait un donneur de moelle osseuse compatible. Vint ensuite une période où je pouvais être alternativement avec ma famille et de nouveau à l’hôpital. D’autres phases de traitement suivirent. Et une nouvelle encourageante arriva aussi — un donneur compatible avait été trouvé, il venait de Pologne. Du pays du bien-aimé Saint-Père Jean-Paul II, mon grand protecteur et ami.
Pendant l’attente de la greffe de moelle osseuse vint une nouvelle grande épreuve. Je ne me sentais pas bien et, après une nette dégradation de mon état, une ambulance m’emmena le matin à l’hôpital. À cet instant je ne savais pas encore que mon corps luttait contre une septicémie. Mes proches, eux, le savaient. Après la prière de plus de 600 personnes — des malades qui se rendaient ce jour-là en train à Lourdes — une amélioration survint. Je n’appris que plus tard toutes les coïncidences de dates. Au retour de mes parents du pèlerinage des malades à Lourdes, une image de Mère Alphonse Marie Eppinger me parvint, que mes parents avaient reçue à Lourdes en cadeau d’une sœur religieuse. Jusque-là je ne connaissais pas Mère Alphonse Marie. Avant la greffe, je priai, entre autres intercesseurs, Mère Alphonse Marie Eppinger en particulier pour son bon déroulement, puis pour le bon déroulement du traitement ultérieur et de la convalescence, en promettant que si des grâces particulières de guérison m’étaient accordées, j’en rendrais témoignage.
Le temps passa et la date de la greffe de moelle osseuse à Prague approcha. Quelques jours avant le départ, je reçus après des années, dans le sacrement de réconciliation, le pardon, l’Eucharistie et aussi l’onction des malades. Ainsi armé, je subis à Prague un traitement très agressif (forte chimiothérapie et plusieurs cycles d’irradiation corporelle totale) en préparation de la greffe elle-même. Le dernier jour de novembre, nous attendîmes dès le matin la livraison. Un coursier apportait de Varsovie « l’espérance ». Le soir, je reçus cette « espérance » sous forme de moelle osseuse dans mes veines. Puis vint l’attente. Au bout d’une vingtaine de jours, la doctoresse du centre de transplantation vint annoncer que la première « hirondelle » était apparue — les premières cellules sanguines de la nouvelle hématopoïèse. Vint Noël, que je vécus avec ma famille, mais seulement par Skype. Comme d’habitude, je laissai sur la table le repas de l’hôpital auquel je n’avais pas touché et j’écoutai les chants de Noël qui résonnaient dans le couloir. Quelques jours plus tard, ce fut le départ À LA MAISON. Puis plus d’un an de contrôles fréquents et de grandes restrictions pour toute la famille. Mon immunité devait être délibérément affaiblie. À la fin de l’année, je pris mon courage à deux mains pour aller à l’église. L’accueil dans la paroisse, dans une communauté de gens bons, m’aida beaucoup.
Aujourd’hui je peux dire que la préparation exigeante comme la greffe de moelle osseuse elle-même se sont déroulées avec seulement de petites difficultés, littéralement négligeables au regard des complications possibles qui accompagnent en règle générale cette intervention. Aujourd’hui, alors que j’écris ces lignes, plus de 1000 jours se sont écoulés depuis la greffe, et je crois que, grâce aussi à la puissante intercession d’Alphonse Marie, aujourd’hui bienheureuse, tout va bien. La leucémie est indétectable et la convalescence se déroule avec des difficultés minimes. Notre vie reprend son cours normal. …ou plutôt elle ne le reprend pas tout à fait, elle est différente de ce qu’elle était, et je pense que c’est bien ainsi. C’est un temps que nous avons reçu comme un don du bon Dieu. Mon seul souci est de ne pas le gaspiller. C’est pourquoi je demande instamment vos prières, nous en avons grand besoin. Mon histoire est celle d’un homme qui, en pleine santé, peut en un instant se retrouver parmi ceux qui portent un diagnostic dont il ne pouvait auparavant même pas lire le nom sans angoisse. L’histoire de ceci : faire des projets dans la vie, c’est bien et nécessaire, mais il n’est pas bon de s’y attacher à ce point. Mais surtout l’histoire de ceci : le bon Dieu peut tout changer et tout tourner en bien. Je sais que Dieu est le Dieu des bonnes fins. Et ainsi, les situations où les choses ne se présentent pas bien sur le moment signifient seulement que ce n’est pas encore la fin.
Avec respect, gratitude et une demande de prière, Martin. »
La foi est une force dynamique, et Dieu manifeste sa puissance et nous encourage à croire qu’il est notre Père dans toutes les situations de notre vie. Un tel témoignage, plein d’une foi profonde et d’une confiance infaillible en la puissance du Très-Haut par la puissante intercession de notre fondatrice, aujourd’hui bienheureuse, Mère Alphonse Marie, est aussi celui d’une candidate de notre congrégation sœur, les Sœurs du Rédempteur, de la lointaine Tanzanie, qu’elles souhaitent partager avec nous. La candidate Klaudia écrit :
« Le 7 août 2016, je suis tombée dans un réservoir plein d’eau. Le réservoir a 5,5 mètres de profondeur et 5 mètres de largeur. Je mesure 1,7 mètre et je ne sais pas nager. Bien que je sois restée environ une heure dans le réservoir, j’ai été sauvée. Comment cela s’est-il passé ? Nous faisions sécher de l’amidon de maïs sur le couvercle renforcé du réservoir. Quand nous sommes venues au réfectoire pour manger quelque chose, il apparut vite qu’il allait pleuvoir. Nous sommes allées au magasin chercher des grilles de fer pour couvrir l’amidon de maïs qui séchait sur le couvercle du réservoir. Nous étions quatre. Nous avons pris deux grilles, chaque grille étant portée par deux candidates. Les trois autres candidates étaient Anastasia, Rita et Irena. Je portais une grille avec Anastasia. Nous avons couvert l’amidon. En revenant, j’ai marché sur le couvercle à l’endroit où se trouve l’ouverture par laquelle nous puisons l’eau du réservoir. Le couvercle a glissé et j’ai compris que je tombais dans le réservoir. Ma première pensée fut que je ne pouvais pas survivre et que j’allais mourir, car, comme je l’ai dit, je ne sais pas nager et le réservoir était plein d’eau. Les parois du réservoir étaient lisses, sans crochets où s’accrocher. Avec ces pensées je suis tombée jusqu’au fond du réservoir plein d’eau. Je suis restée environ 30 minutes au fond, occupée par la pensée que c’était ma fin. Au bout d’un moment, j’ai aperçu une torche allumée avec laquelle on éclairait d’en haut en inspectant le réservoir, et j’ai même entendu des voix humaines à l’extérieur qui appelaient : « Klaudia, Klaudia ! » Certaines pleuraient, pensant que j’étais déjà morte. À la lumière de la torche j’ai aperçu une courte échelle, d’environ 3 mètres, que quelqu’un avait descendue dans le réservoir. Mais l’échelle était loin de moi. Après avoir essayé de m’étirer vers elle, j’ai tenté de me mettre debout et je ne sais même pas comment je l’ai attrapée, mais elle m’a échappé plusieurs fois des mains. J’ai essayé encore une fois, dans l’espoir de la saisir. Quand j’y suis parvenue, je m’y suis fermement accrochée et mes compagnes ont commencé à me tirer hors de l’eau. Soudain j’ai senti une main tendue. C’était la main d’une de celles qui se tenaient là et essayaient de m’aider. Je me suis ressaisie avec mes dernières forces et j’ai serré fermement la main tendue, qui m’a tirée hors de l’eau. Debout à côté du réservoir, je vérifiais, incrédule, si j’allais bien. J’ai constaté que je n’entendais rien et que mes oreilles étaient bouchées. Mes compagnes m’ont emmenée au réfectoire, où elles m’ont fait signe de m’allonger pour me porter les premiers secours, puisque j’étais en train de me noyer. Elles m’ont fortement pressé le ventre avec les mains, mais il n’y avait pas d’eau, je n’avais donc rien à rejeter. Je leur ai dit que je n’avais pas du tout avalé d’eau. Puis elles m’ont emmenée dans ma chambre où je me suis changée pour pouvoir reprendre mes activités. Nous sommes retournées au réfectoire pour laver la vaisselle.
Quand nous avons eu lavé la vaisselle, nous sommes allées à l’église remercier Dieu pour ce grand miracle qu’il a opéré en moi. Le soir je suis allée me coucher et j’ai dormi jusqu’au matin. La seule chose qui me tourmentait était la pensée de savoir comment j’étais sortie du réservoir plein d’eau. Le matin, le directeur m’a emmenée à l’hôpital pour qu’un médecin m’examine, mais celui-ci a seulement confirmé que je n’avais rien.
Je voudrais ajouter encore une information importante. Le 10 juillet 2016, c’est-à-dire quelques jours avant que je tombe dans le réservoir, notre supérieure régionale, Sr M. Tadea Mpanda CSR, annonça dans l’église de notre maison régionale que chaque vendredi serait consacré à la prière à la fondatrice de notre congrégation, Mère Alphonse Marie Eppinger, qui dans sa vie méditait la souffrance de Jésus et le mystère de la Rédemption et aidait inlassablement les malades. Elle annonça qu’un miracle était nécessaire pour que notre fondatrice soit déclarée bienheureuse par l’Église. Nous avons commencé à prier le vendredi 15 juillet 2016, et j’ai été sauvée le 7 août 2016. Je crois que ce miracle s’est produit par la puissance de Dieu à l’intercession de notre fondatrice Mère Alphonse Marie, car il est survenu peu après que notre supérieure régionale eut annoncé que nous devions prier pour un miracle, afin que notre fondatrice puisse être déclarée bienheureuse.
Auparavant, nous n’avions jamais prié en communauté dans la région de Tanzanie pour la béatification de Mère Alphonse Marie. C’était la première fois, et Dieu nous a aussitôt sérieusement éprouvées, pour voir si nous croyons en lui. »
Votre Klaudia, août 2016
Témoignages recueillis par Elise Rico de Zamar de San Salvador de Jujuy (Argentine) :
« Je suis une simple mère chrétienne et, avec mon mari, je cherchais pour nos enfants une école qui les élèverait dans la foi et se guiderait sur les principes chrétiens selon lesquels vit notre famille. Au cours de nos recherches, nous avons aussi visité l’école Sainte-Barbe. Dès l’entrée dans l’école, nous avons ressenti une atmosphère paisible et bonne. Nous avons su aussitôt que ce serait le lieu d’éducation de nos trois enfants, qui y ont effectivement commencé leur scolarité. Chaque journée commençait par la prière et, peu à peu, ils firent connaissance avec la vie de la vénérable Mère Alphonse Marie, fondatrice de la congrégation des sœurs religieuses qui dirigent cette école. De plus, les enfants retinrent vite qu’il faut demander l’aide de la vén. Mère Alphonse Marie dans les situations quotidiennes, surtout avant un contrôle dans une matière difficile. Quand les enfants me racontèrent cela l’un après l’autre en rentrant de l’école, j’y réfléchis et je me mis moi aussi à demander dans la journée l’intercession de la vén. Mère Alphonse Marie auprès de Dieu. J’étais convaincue qu’elle intercède au ciel pour nous, pour les enfants et pour les adolescents. Un jour, ma fille aînée Anna Clara découvrit qu’elle avait un kyste à l’œil. Après une visite chez le docteur Muñoz, excellent chirurgien, et après l’évaluation du diagnostic, il nous recommanda entre autres de ne pas toucher l’œil, parce que c’était dangereux. J’ai pris peur. La nuit je ne pouvais pas dormir et j’appelais la vén. Mère Alphonse Marie à l’aide, jusqu’à ce que, complètement épuisée, je m’assoupisse peu avant le matin. Le lendemain, quand je réveillai ma fille Anna Clara, son œil était net ! Je fus complètement stupéfaite et je ne doutai plus de l’aide de cette merveilleuse Mère. Par reconnaissance, je sentis que je devais répandre la dévotion envers elle autour de moi — dans la famille, parmi mes amis et mes connaissances. »
La force de la prière commune
« Lors d’une visite chez nous, mon amie Graciela Reinhold me confia une lourde croix. Sa fille Paola se droguait et elle ne savait qu’y faire. De plus, les médecins constatèrent que Paola était enceinte de six mois… Paola ne tenait aucun compte du fait qu’elle attendait un enfant et continuait à vivre « sa vie » avec ses amis. Par échographie, les médecins constatèrent que l’enfant était malformé, que sa taille ne correspondait pas à six mois de grossesse et qu’il avait des kystes. Paola resta sous surveillance médicale. Lors de l’examen suivant, on constata que les kystes situés dans la partie inférieure du corps de l’enfant grossissaient et qu’une opération serait nécessaire, ce qui était très dangereux tant pour Paola que pour son enfant. Leur vie à tous deux était en jeu. La jeune Paola se sentit alors très coupable, car elle commençait à prendre conscience de la douleur qu’elle avait causée à elle-même, à son enfant et à ses parents. Après une conversation confidentielle avec mon amie Graciela, je lui proposai aussitôt de commencer à demander l’intercession de la vénérable Mère Alphonse Marie pour Paola et son enfant. Je lui donnai une image de la vénérable Mère Alphonse Marie avec la prière pour son intercession, confiante que Mère Alphonse Marie nous comprendrait d’autant mieux, nous les mères. Pendant sa grossesse, Paola vécut une si grande angoisse qu’elle ne choisit même pas de prénom pour son enfant. Le pronostic était de plus en plus mauvais, et elle ne croyait pas que l’enfant naîtrait. La vérité est que ces jours d’attente furent les pires de la vie de cette jeune femme. Elle se sentait très mal et ne savait que faire. Vint le jour de l’accouchement, le 17 octobre 2011. Les médecins décidèrent une césarienne. Ce jour-là, nous formâmes une grande chaîne vivante de personnes qui priaient ensemble. Nous demandions tous à la vénérable Mère Alphonse Marie d’intercéder pour Paola et son enfant, car les médecins — sur la base des échographies régulières — affirmaient que l’enfant serait handicapé. À la surprise générale, l’enfant naquit pourtant en parfaite santé, pesant 2750 grammes et mesurant 51 centimètres. Les médecins n’en croyaient pas leurs yeux. Pour Paola ce fut un grand don du ciel, et elle prénomma sa fille Solange. Deux jours plus tard, les médecins examinèrent la petite Solange par échographie et constatèrent que les pronostics indiqués durant trois mois d’échographies ne s’étaient pas confirmés. Pendant plusieurs jours encore, plusieurs médecins spécialistes observèrent attentivement la petite Solange et ne pouvaient croire ce qu’ils voyaient. C’était un miracle ! Ce n’est que plus tard que Paola apprit que sa mère, avec un large cercle de personnes, avait prié ardemment pour elle et son enfant et avait demandé ensemble l’intercession de la vénérable Mère Alphonse Marie auprès de Dieu. Paola comprit d’abord que la vénérable Mère Alphonse Marie vivait encore et travaillait à l’école Sainte-Barbe, et elle voulut lui rendre visite. Quand elle apprit qu’à cette époque elle était déjà candidate à la béatification, elle se mit à la prier avec plus d’ardeur encore. Elle sent toujours sa présence vivante dans sa vie et dans celle de sa fille Solange. Elle a abandonné son ancien mode de vie et s’est mise à prier pour bien élever sa fille. Grâce à Dieu et à la vénérable Mère Alphonse Marie, la petite Solange jouit d’une bonne santé. Paola et toute la famille, ainsi que leurs connaissances, l’aiment beaucoup. Paola est consciente de la chance que Dieu lui a donnée par la naissance de Solange, et c’est pourquoi elle demande à tous de continuer à prier. »
2 janvier 2010 – Une prière exaucée au sujet de mon fils
La période que je viens de traverser fut l’une des pires et pleine d’angoisse. Mon fils unique, médecin, toujours appliqué et distingué, perdit soudain son poste après un travail fructueux dans un institut de recherche. Il semblait que rien de grave ne se passait et que tout se réglerait bientôt, car les promesses d’un nouveau poste ne manquaient pas — dans sa spécialité c’est vraiment un expert.
Mais les mois passaient et rien n’arrivait. Mon fils atteignit la limite de l’épuisement ; il eut même besoin de l’aide d’un psychologue.
Pendant tout ce long temps, je priais chaque jour et demandais à tous les saints connus ainsi qu’à nos chers défunts de l’aider à trouver une issue à cette situation difficile. Mais rien ne se passait, et je devins mécontente et déçue. D’autres mois passèrent, pleins de crainte.
La situation changea dans les premiers jours de novembre, quand je partis avec des parents de Sicile vers notre belle basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome. Mes parents, voyant ma situation pénible, ne voulaient pas me déranger. Je les convainquis pourtant que je les accompagnerais avec joie. Nous arrivâmes à la basilique en fin d’après-midi. Elle semblait déjà fermée. Mais nous trouvâmes encore une porte ouverte — c’était la porte latérale.
On récitait justement les vêpres, célébrées par les pères bénédictins avec l’assistance de quelques sœurs — ce que je n’appris qu’ensuite. Au début je ne comprenais vraiment pas de quoi il s’agissait, et je demandai donc une explication aux sœurs présentes. Après l’explication, l’une des sœurs m’offrit un dépliant sur leur fondatrice, Mère Alphonse Marie Eppinger.
Je n’avais jamais entendu ce nom auparavant et il ne me disait rien, mais sa photographie me saisit aussitôt : son regard grave, hardi, résolu et en même temps bienveillant me donna immédiatement du courage. À ce moment-là je remarquai aussi, à la dernière page, la prière pour obtenir des grâces.
De retour à la maison, le soir même je laissai tout le reste de côté et me mis à prier, avec l’intention de continuer neuf jours en demandant à Mère Alphonse Marie, comme à une mère, d’intercéder pour les difficultés de mon fils. Priant ainsi intensément, le troisième ou le quatrième jour vint la nouvelle que mon fils pouvait prendre un poste. Je ne doutai plus de la grâce d’en haut. Je remercie Mère Alphonse Marie et tous les saints !
Chaque soir je poursuis ma prière à Mère Alphonse Marie, devenue entre-temps ma confidente dans les petites et les grandes difficultés, dont la vie ne m’épargne pas.
Je remercie aussi toutes les sœurs qui se consacrent à ceux qui souffrent, et je me réjouirai de toute nouvelle information sur votre chère Mère Alphonse Marie.
Elvira Rubino, Rome
« La confiance en la Vierge Marie est une grâce du ciel, que nous devons demander sans cesse. Si seulement je pouvais dire à tous avec quelle confiance ils doivent se tourner vers la Mère de Dieu, et avec quelle ferveur intercéder pour eux dans leurs prières, afin qu’ils obtiennent le secours de Dieu. » Ces paroles, la bienheureuse Alphonse Marie les prononça il y a 170 ans, et elles expriment son plus haut désir : la sainteté et le ciel. Aujourd’hui ces paroles n’ont rien perdu de leur actualité, car nous aussi nous désirons coopérer avec la Vierge Marie à notre sanctification et à celle du monde, aussi par la prière du saint Rosaire au mois d’octobre.
Surtout lorsque nous traversons une période pleine d’inquiétude, d’incertitude et de peur. Il suffit de montrer à quelqu’un qu’on est prêt à l’écouter et à être près de lui, comme ce fut le cas pour Elvira, qui écrit :
« La période que je viens de traverser fut l’une des pires et pleine d’angoisse. Mon fils unique, médecin, toujours appliqué et distingué, perdit soudain son poste après un travail fructueux dans un institut de recherche. Il semblait que rien de grave ne se passait et que tout se réglerait bientôt, car les promesses d’un nouveau poste ne manquaient pas — dans sa spécialité c’est vraiment un expert.
Mais les mois passaient et rien n’arrivait. Mon fils atteignit la limite de l’épuisement ; il eut même besoin de l’aide d’un psychologue.
Pendant tout ce long temps, je priais chaque jour et demandais à tous les saints connus ainsi qu’à nos chers défunts de l’aider à trouver une issue à cette situation difficile. Mais rien ne se passait, et je devins mécontente et déçue. D’autres mois passèrent, pleins de crainte.
La situation changea dans les premiers jours d’octobre, quand je partis avec des parents de Sicile vers notre belle basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome. Mes parents, voyant ma situation pénible, ne voulaient pas me déranger. Je les convainquis pourtant que je les accompagnerais avec joie. Nous arrivâmes à la basilique en fin d’après-midi. Elle semblait déjà fermée. Mais nous trouvâmes encore une porte ouverte — c’était la porte latérale.
On récitait justement les vêpres, célébrées par les pères bénédictins avec l’assistance de quelques sœurs — ce que je n’appris qu’ensuite. Au début je ne comprenais vraiment pas de quoi il s’agissait, et je demandai donc une explication aux sœurs présentes. Après l’explication, l’une des sœurs m’offrit un dépliant sur leur fondatrice, Mère Alphonse Marie Eppinger.
Je n’avais jamais entendu ce nom auparavant et il ne me disait rien, mais sa photographie me saisit aussitôt : son regard grave, hardi, résolu et en même temps bienveillant me donna immédiatement du courage. À ce moment-là je remarquai aussi, à la dernière page, la prière pour obtenir des grâces.
De retour à la maison, le soir même je laissai tout le reste de côté et me mis à prier, avec l’intention de continuer neuf jours en demandant à Mère Alphonse Marie, comme à une mère, d’intercéder pour les difficultés de mon fils. Priant ainsi intensément, le troisième ou le quatrième jour vint la nouvelle que mon fils pouvait prendre un poste. Je ne doutai plus de la grâce d’en haut. Je remercie Mère Alphonse Marie et tous les saints !
Chaque soir je poursuis ma prière à Mère Alphonse Marie, devenue entre-temps ma confidente dans les petites et les grandes difficultés, dont la vie ne m’épargne pas.
Je remercie aussi toutes les sœurs qui se consacrent à ceux qui souffrent, et je me réjouirai de toute nouvelle information sur votre chère Mère Alphonse Marie. »
Votre Elvira, septembre 2009
Depuis l’enfance j’étais très maigre, de constitution fragile, et plus tard on me diagnostiqua une tachycardie. En 1968 je fus hospitalisé au service d’oncologie, car on m’avait découvert des nodules à la thyroïde. Je dus subir une radiothérapie. Je devais rester sous surveillance médicale, mais mon dossier médical aurait été perdu et je n’y prêtai plus attention. La tachycardie continuait cependant à me tourmenter, j’avais des vertiges, et l’on me prescrivit donc le médicament Trimepranol. Avec ce médicament, je maintins mon état de santé pendant près de 38 ans. En 2008 j’étais au bord de la mer et, en nageant, j’eus des crampes, si fortes qu’on dut me tirer hors de l’eau. Suivirent un amaigrissement rapide, de la nervosité, de la tachycardie, une tension de 80/60, de la fatigue et de forts vertiges. Pour ma taille de 172 cm je ne pesais plus que 50 kg. Le 14 juin 2008 je consultai un médecin, qui me fit aussitôt une IRM du rachis cervical et prescrivit une visite chez un endocrinologue.
Suivit une série d’examens : échographie de la thyroïde, analyses de sang, ponction de la thyroïde, examens histologiques, etc. Le constat fut dur : carcinome de la thyroïde à un stade avancé, constitué de deux tumeurs malignes, l’une à droite de 1,9 × 1,6 cm et l’autre à gauche de 1,6 × 1,1 cm, atteignant les cordes vocales. Une opération immédiate était nécessaire, avec le risque certain d’endommager mes cordes vocales et de me faire perdre la voix. Je savais alors qu’outre l’aide médicale je devais chercher avant tout une aide et un soutien spirituels. Dans la communauté de sœurs où je célébrais la messe, je demandai la prière et un accompagnement spirituel. Je leur fis part de mon souci, de ma douleur et de l’opération risquée qui m’attendait. Les sœurs ne posèrent pas beaucoup de questions, elles me tendirent seulement une image avec le portrait de leur fondatrice Mère Alphonse Marie Eppinger, au dos de laquelle je trouvai une prière pour sa béatification et, surtout, une prière pour obtenir des grâces. Je partis en silence. Les sœurs aussi se rendirent en silence à la chapelle et commencèrent à réciter une neuvaine à leur fondatrice pour le bon déroulement de l’opération et pour ma guérison. Elles transmirent également cette nouvelle à d’autres consœurs et amis, afin qu’ils se joignent à la prière pour la guérison du Père Alexander, c’est-à-dire pour moi.
Le 18 juin 2008 je fus hospitalisé. Je dois avouer que cela ne m’était pas indifférent, mais avec une grande confiance je me tournai vers Mère Alphonse Marie, pour qu’elle intercède pour moi devant le trône de Dieu. Après l’admission il ne resta pas beaucoup de temps pour réfléchir, car commencèrent les examens préopératoires et, dès le lendemain matin, on me conduisait déjà au bloc opératoire ; le 19 juin je fus opéré en urgence. Il me traversa seulement l’esprit que les choses allaient manifestement très mal pour moi et que je devais être prêt à ne pas me réveiller.
L’opération se déroula sous anesthésie générale et dura près de deux heures. Je ne me souviens de rien, mais d’après le témoignage du personnel soignant, je compris plus tard qu’après l’opération on ne parvenait pas à me réveiller de l’anesthésie. Cela dura apparemment un long moment, mes fonctions vitales défaillaient, si bien que le médecin responsable informa mon supérieur au couvent où j’habitais de ce qui se passait et ajouta professionnellement : « L’opération a été difficile, nous devons nous attendre à tout ; à tout hasard, apportez-lui aussi des vêtements. »
Le prieur de l’époque, le Père Norbert, et l’économe, le Père Elio, s’efforcèrent de venir aussitôt à l’hôpital, même si cela prit un peu de temps. Entre-temps, le personnel parvint à me réveiller. On me transporta sur le lit d’opération jusqu’à ma chambre. Quand je regardai bien autour de moi, je fus surpris de voir quels confrères attentionnés j’avais, déjà auprès de moi. Je me redressai brusquement et sortis du lit pour les accueillir, ce qui effraya passablement le médecin traitant et le personnel qui me surveillait ; surpris, ils se mirent à me sermonner : « Que faites-vous, la tête va vous tourner et vous allez tomber. » Je voulus détendre un peu l’atmosphère et dis donc que la tête ne me tourne qu’après cinq litres de vin. Là-dessus le médecin me regarda avec étonnement et constata, fort surpris : « Vous parlez ! » En effet, avant l’opération j’avais dû signer que j’acceptais le risque de perdre la voix en cas de lésion des cordes vocales, car les tumeurs étaient déjà sur les cordes vocales et il fallait y intervenir chirurgicalement. Bien entendu, le médecin et le personnel me remirent aussitôt au lit, et mes confrères ne révélèrent pas qu’ils étaient déjà venus avec les vêtements.
Le lendemain, le samedi 21 juin, on me retira le drain et je pus donc marcher tranquillement dans la chambre sans aucune aide. Le jour suivant, le dimanche 22 juin, je descendis déjà à pied d’un étage pour célébrer la messe dans la chapelle de l’hôpital. Le 23 juin, trois jours après une opération si lourde, le médecin m’annonça que la tachycardie avait disparu, que je n’avais plus besoin de Trimepranol, que les vertiges avaient cessé et que la tension s’était stabilisée à 120/80 ; il me laissa donc sortir de l’hôpital. Le jour même, rentré chez moi, il me manquait quelque chose dans ma chambre ; je sortis donc faire une course et rencontrai dans la rue des amis qui savaient que je devais être opéré et pensaient donc que je m’y préparais encore. Je leur dis que c’était déjà derrière moi. Quand ils remarquèrent la cicatrice à mon cou, ils constatèrent qu’il n’y avait là qu’une toute petite plaie presque cicatrisée. Moi-même je n’y croyais pas et, de retour dans ma chambre, je me regardai dans le miroir : il n’y avait effectivement plus qu’une fine cicatrice.
Après une ablation si difficile des tumeurs du goitre et des cordes vocales, lors des contrôles réguliers, presque bimensuels — à la grande surprise des médecins — je n’eus à subir ni chimiothérapie ni radiothérapie. Ils qualifièrent cela de phénomène inexplicable et mirent à ma disposition tout mon dossier médical.
Lors du contrôle un an plus tard, les médecins examinaient les clichés sans comprendre, car tout était guéri sans laisser de trace, et ils confirmèrent qu’après l’opération, compte tenu du stade avancé du carcinome de la thyroïde, la guérison dans mon cas avait été soudaine, complète, durable et sans récidive.
Aujourd’hui, alors que j’écris ce témoignage, plus de 12 ans se sont écoulés. Je me sens très bien, mon poids a augmenté et je sens assez de force et d’énergie pour servir tous ceux que Dieu m’envoie.
Cette guérison, je la dois à la puissante intercession d’Alphonse Marie, aujourd’hui bienheureuse, que les sœurs et des amis ont implorée. J’ai gardé jusqu’à ce jour avec cette sainte une relation extraordinairement intense, et je sens toujours plus qu’elle est devenue ma compagne spirituelle et ma mère de chaque jour.
À chaque occasion, dans les difficultés et les problèmes, les miens et surtout ceux des autres qui se confient à moi, je me tourne vers elle, et son intercession auprès du Seigneur est très intense et puissante. Beaucoup me font part des grâces reçues par son intercession. Que la bienheureuse Alphonse Marie intercède sans cesse pour nous ! Dieu est grand et puissant et il écoute les demandes de ses saints et de ses bienheureux fidèles, qui — lorsque nous les prions avec persévérance — peuvent nous obtenir du Très-Haut beaucoup de grâces, y compris la grâce de la guérison ! Que pour cette guérison le Dieu tout-puissant soit glorifié et loué !
Père Alexander, août 2008
Janvier 2005 – Réveil du coma ; Diagnostic : cancer du pancréas
Le jour de la fête du Divin Rédempteur, le 23 octobre 2004, Margita (24 ans) fut admise dans un hôpital de Vienne (SMZ Ost) avec le diagnostic de cancer du pancréas. Les médecins constatèrent qu’une opération n’était plus envisageable et la plongèrent dans un coma artificiel. Elle resta ainsi dans le coma jusqu’au 15 janvier 2005.
Les médecins ne pouvaient plus rien faire et presque tous pensaient que Margita ne se réveillerait plus. Je priais notre Mère fondatrice pour un miracle, et je m’imaginais toujours que Jésus, par l’intercession de Mère Alphonse Marie, tendrait la main à Margita comme à la fille de Jaïre dans l’Évangile. Je l’ai même dit à Noël dans ma communauté, alors que beaucoup avaient déjà renoncé à tout espoir de survie.
Près de trois mois passèrent. Nous consolions la mère de Margita et l’encouragions à prier avec nous notre Mère fondatrice.
Le 15 janvier 2005, Margita ouvrit soudain les yeux, se mit à parler, et son esprit était clair. Elle se rétablit lentement et il ne reste aucune trace du diagnostic précédent.
Quand nous apprîmes cette joyeuse nouvelle de la bouche de la mère de Margita, nous nous écriâmes spontanément : « J’ai prié Mère Alphonse Marie ! », et une autre : « Moi aussi. » Nous sommes convaincues qu’il s’agit d’un miracle obtenu par l’intercession de Mère Alphonse Marie.
Sœur N.N.
22 novembre 2004 – Diagnostic : sclérose en plaques
Ma maladie commença par un engourdissement des pieds et du bout des doigts, et du 10 au 27 mai 2004 environ je fus en incapacité de travail. Le traitement commença, mais les troubles ne reculèrent que légèrement, ce qui entraîna de nouveaux examens. À partir du 10 août 2004 je dus être hospitalisée au service de neurologie de l’hôpital de Topoľčany, où l’on procéda à une ponction lombaire. Le résultat de l’examen fut : sclérose en plaques. Je n’ai pas besoin de décrire ce que j’ai vécu. Grâce aux sœurs religieuses et aux membres de la Famille spirituelle, nous avons prié ensemble et demandé à Mère Alphonse Marie d’intercéder pour moi auprès de Dieu.
À cette époque, j’éprouvais un grand besoin de participer à la messe et de réciter le chapelet. Je sentais la force de la prière et la grâce de Dieu.
Entre-temps d’autres examens se succédèrent. Le résultat du dernier examen, le 22 novembre 2004, fut : « Les modifications de signal univoques, typiques de la forme cérébrale de la SEP, ne sont pas présentes. »
J’envoyai aussitôt un SMS : « Grâce à Dieu et aux prières, mon diagnostic ne s’est pas confirmé. »
Ma foi s’est beaucoup approfondie, je sens la présence de Dieu dans la prière, à la maison, partout où je vais, en récitant le chapelet et surtout à la messe. Je le comprends comme un appel à plus d’humilité, à prier pour la béatification de Mère Alphonse Marie et à un don plus grand encore à Dieu pour la grâce qu’il m’a accordée.
Madame N.N.
1962 – La guérison de sœur Lukrécia Straková ; Diagnostic : tuberculose pulmonaire
En 1951, sous le régime communiste, les sœurs furent rassemblées dans un camp. Sœur Lukrécia fut envoyée travailler dans une usine en Bohême. Au bout de quelque temps elle tomba malade d’une tuberculose pulmonaire (cavernes). Elle avait une grande confiance en l’intercession de Mère Alphonse Marie et la priait d’intercéder pour elle au ciel.
Elle partit se soigner dans un hôpital spécialisé des Tatras. À sa sortie, elle se trouva dans une situation difficile à cause du régime. Elle ne pouvait retourner à l’usine. Elle vint chez les sœurs à Jasov pour s’y rétablir et se rendait à des contrôles médicaux réguliers. Une opération des poumons était cependant inévitable. Sœur Lukrécia intensifia alors ses prières (elle récitait des neuvaines et demandait la grâce de la guérison).
Lors du contrôle suivant au dispensaire pulmonaire de Moldava nad Bodvou, après des examens approfondis, son médecin, le Dr Müller, lui annonça : « Les poumons sont nets, l’opération n’est pas nécessaire. » Sœur Lukrécia était convaincue qu’il s’agissait d’une guérison miraculeuse. Elle demanda aussitôt au médecin une attestation confirmant que son diagnostic précédent ne s’était pas confirmé de manière inexplicable. Le médecin reconnut la guérison, mais il craignait le régime de l’époque et ne l’attesta pas par écrit.
Comme sœur Lukrécia percevait une pension d’invalidité à cause de sa tuberculose pulmonaire, une situation singulière se présenta. Le médecin continuait à la convoquer à des examens, mais il dut confirmer qu’elle était guérie, si bien qu’elle perdit son droit à la pension d’invalidité.
Elle entra comme infirmière dans une maison de retraite à Pilníkov en Moravie. La tuberculose pulmonaire ne récidiva plus jusqu’à sa mort. Jusqu’à la fin de sa vie, elle rappelait ce témoignage avec gratitude parmi les sœurs et était convaincue d’avoir été guérie par l’intercession de Mère Alphonse Marie. Elle mourut en 1997 à Vrícko.
Sœur Bonavíta
2 novembre 1949 – La guérison de Jacques Baumgartner, âgé de cinq ans ;
Diagnostic : otite bilatérale
Jacques, âgé de cinq ans, souffrait d’une otite bilatérale et de diarrhée et perdit beaucoup de poids. À l’hôpital il fut traité par une double paracentèse (ponction) et par la pénicilline. Le lendemain, l’enfant se plaignit de crampes et cessa ensuite de bouger. On le crut mort. La mère de l’enfant demanda aux sœurs des reliques de Mère Alphonse Marie et pria avec une confiance sans bornes notre fondatrice. Deux médecins furent appelés, qui décidèrent d’opérer l’oreille le 9 octobre 1947. Après l’opération, l’enfant allait bien, mais soudain, le 11 octobre, son état s’aggrava. Avec peu d’espoir, le médecin ordonna une transfusion sanguine. L’enfant était enflé. L’enflure se résorba au bout de quelques heures. Huit jours après l’opération, son état se compliqua. L’enfant devint très faible, fut alimenté par sonde et ne bougeait plus. À ce moment-là, sa mère, pleine d’espérance, posa les reliques de Mère Alphonse Marie sur ses yeux en disant : « Maintenant dors, mon cher enfant. » Alors l’enfant dormit huit heures. Le médecin confirma qu’il avait épuisé tous les moyens humains pour sauver cet enfant et que le fait qu’il ait été sauvé ne peut être attribué qu’à une intervention surnaturelle venue du ciel.
Clinique Saint-Joseph, Colmar
29 décembre 1932 – La guérison. Diagnostic : inflammation de la jambe
Un malade arriva à l’hôpital avec une inflammation de la jambe. La douleur était insupportable ! Rien ne le soulageait. La radiographie montra qu’il s’agissait d’une tuberculose osseuse. Le médecin décida d’opérer sa jambe pour l’aider. Une sœur, entendant cela, décida de prier une neuvaine à notre chère fondatrice. Au matin du neuvième jour de la neuvaine — c’était le premier vendredi — le malade reçut l’Eucharistie et dit qu’il n’avait plus de douleur. Cette guérison ne peut s’expliquer de manière naturelle.
Sœur Albana
Le petit Franz, âgé de cinq mois, était très gravement malade, et le 11 novembre 1931 les médecins renoncèrent à tout espoir de guérison. La communauté des sœurs décida de prier la neuvaine à Mère Alphonse Marie. Elles récitèrent trois fois le « Notre Père », le « Je vous salue Marie » et le « Gloire au Père ». Elles rendirent grâce à Dieu pour les grâces accordées à leur fondatrice — à elle personnellement et à toute la congrégation. Le 14 novembre 1931, le médecin quitta la chambre de l’enfant en disant qu’il mourrait dans une demi-heure. Malgré cela, l’enfant vivait encore le deuxième jour. Sœur Valesia, qui le soignait, vit que c’était sa dernière heure. Cet état dura jusqu’au soir. Quand les parents quittèrent la chambre, une amélioration se produisit. L’enfant se remit, commença à prendre des liquides et fut en peu de temps complètement guéri.
Il faut noter que, lorsque les sœurs eurent achevé la neuvaine, l’enfant pleura sans cesse, jour et nuit, sans cause connue. La famille récita de nouveau la neuvaine à Mère Alphonse Marie, mais cette fois en action de grâce à Dieu. Alors l’enfant se calma.
Sœur Marie Catherine
13 mai 1932 – Diagnostic : pneumonie double
Monsieur T. (42 ans) fut admis à l’hôpital le 12 mars 1932 avec une pneumonie double. Sa température était de 40,5 °C. Cette température dura dix jours malgré le traitement. L’état du patient devint désespéré. Il reçut les sacrements de la réconciliation et de l’onction des malades. Son état empira encore. Le médecin lui donnait 48 heures à vivre. Les sœurs commencèrent à prier avec le malade la neuvaine à Mère Alphonse Marie. La température du patient était de 40,3 °C. Le lendemain elle tomba à 38,3 °C, puis encore à 37,5 °C. Le médecin, véritablement surpris, dit que c’était un miracle direct — une intervention surnaturelle qu’on ne peut recevoir que comme une grâce.
Sœur Ambroise
27 février 1932 – Diagnostic : septicémie de l’épaule gauche
Florenz (37 ans), invalide de guerre, souffrait de tuberculose à l’épaule gauche. Le 23 novembre 1931, le chirurgien ouvrit son épaule et il souffrit beaucoup. L’os se désagrégea à cause de l’importante suppuration. Le médecin fixa l’opération au 21 décembre, puis la reporta au 23 décembre 1931. L’état du patient empira. Les sœurs commencèrent à prier la neuvaine à notre fondatrice pour obtenir la guérison du malade ou du moins le sauvetage de son épaule. Après deux jours de prière, le patient alla mieux et la douleur s’apaisa. Quelques jours plus tard, le médecin constata que l’os s’était reconstitué. Après une radiographie de l’épaule le 27 février 1932, le médecin écarta l’opération et constata l’amélioration. Le malade se rétablit bientôt.
Sœur Leontina
2 avril 1931 – Conversion
À l’hôpital se trouvait un malade qui ne voulait rien entendre de la religion. Personne n’osait espérer que ce patient s’approcherait des sacrements à Pâques. Le prêtre lui-même disait : « Ne me parlez pas de lui ! » La sœur qui le soignait demanda aux sœurs âgées de Niederbronn de prier avec elle Mère Alphonse Marie, afin que tous les malades de l’hôpital reçoivent les sacrements. La sœur n’espéra pas en vain. Elle ne fut pas déçue. Sans que personne lui eût parlé, le malade demanda un prêtre pour se confesser, et le lendemain il reçut la sainte communion.
Sœur Adolphine
Nous prions pour sa canonisation
Priez avec nous
Elle est béatifiée depuis 2018. Pour qu’elle soit déclarée sainte, un miracle par son intercession est nécessaire — ainsi que la prière de ceux qui le demandent.
Si vous avez reçu une grâce extraordinaire par son intercession, veuillez en informer la Postulation. Contact →